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Les PME québécoises encore trop vulnérables face aux rançongiciels

Les rançongiciels affectent de plus en plus les entreprises. Encore récemment, une nouvelle PME québécoise a fait les manchettes suite à une attaque par ce type de virus. Dans le cas de l’entreprise Laurin Inc., située à Laval, les conséquences sont sans équivoque : à la suite de l’infection, instantanément, tout est devenu inaccessible; les courriels, la comptabilité, la facturation, la liste de clients ainsi que le carnet de commandes. Dans notre article d’aujourd’hui, nous allons non seulement démystifier comment les entreprises se font infecter, mais surtout, nous allons aborder les moyens de s’en prémunir !

Martin Soro, conseiller en sécurité opérationnelle chez CyberSwat
Martin Soro, SSCP
Conseiller en sécurité

Pour en discuter avec nous aujourd’hui, nous nous entretenons avec Martin Soro, conseiller en sécurité opérationnelle chez CyberSwat et professionnel des TI avec plus de 9 années d’expérience en réseautique et en sécurité. Martin est également titulaire d’une maîtrise en ingénierie de l’Université du Québec à Rimouski et possède plusieurs certifications telles que le SSCP de (ISC)2, CCNP routing and switching et le CCNA cybersecurity Operations.

Tout d’abord Martin, qu’est-ce qu’un ransomware?

Le ransomware ou encore rançongiciel est un logiciel malveillant qui après avoir infecté un ordinateur, un serveur, un téléphone, etc., crypte certains fichiers ou même le disque dur complet du dispositif. Il présente ensuite un message exigeant un paiement afin de recouvrir ces données. La demande de rançon est écrite par l’auteur du logiciel malveillant qui parfois menace de détruire définitivement ces informations (ou encore de les divulguer au public), si le paiement n’est pas effectué dans des délais impartis.

Qui peut être ciblé par un ransomware?

La ransomware n’a aucune frontière. Toutes les entreprises, de petites comme de grandes tailles peuvent être la cible d’une attaque de type ransomware. Les motivations du malfaiteur sont principalement d’ordre financier. Les cibles les plus fréquentes de nos jours sont :

  • Les PME
  • Les Multinationales
  • Les institutions publiques
  • Les hôpitaux
  • Le secteur bancaire
  • Les établissements scolaires
  • Les particuliers

Aucune industrie n’est immunisée contre cette attaque. Au cours des dernières années, plusieurs entreprises canadiennes ont été victimes de cyberattaque ransomware. Nous pouvons citer en exemple :

  • L’hôpital d’Ottawa : Elle a été victime d’un ransomware qui a bloqué toutes ses données les rendant ainsi inaccessibles. L’hôpital a été forcé de payer une rançon de 17 000 $ US en bitcoins afin de récupérer ces informations.
  • La Commission scolaire des Appalaches : Toute l’infrastructure a été paralysée par un ransomware. Les autorités scolaires ont refusé de payer la rançon. Cependant, cette attaque a finalement coûté 270 000 $ à la commission pour la reconstruction de son réseau. Ceci inclut l’achat de nouveaux équipements et la paye des heures supplémentaires des informaticiens.
  • Le fabricant de meubles Artopex : La production de quatre des cinq usines a été affectée durant une période d’environ 48 heures, par une cyberattaque de type ransomware qui a pris ses données en otage. Cependant, l’entreprise a réussi à répartir ses activités grâce à son plan de contingence.

Comment est-ce que cela arrive?

De nos jours, il existe plusieurs vecteurs d’attaque de type ransomware utilisés par les cybercriminels pour atteindre leurs objectifs. En voici quelques-unes.

  • Par courriel – lorsqu’un usager clique sur un lien contenant une pièce jointe malicieuse. La plupart du temps, un faux prétexte est élaboré afin d’inciter le destinataire du courriel à cliquer sur la pièce jointe (ex. une supposée facture).
  • Par site web – lorsque l’usager visite un site web compromis ou clique sur un lien dans une page web. Prendre note qu’un usager peut être infecté simplement en visitant un site web malicieux même s’il ne clique sur aucun lien. Cette technique s’appelle un drive-by download. Comment cela fonctionne ? En visitant le site web compromis, un code malicieux est automatiquement et discrètement téléchargé sur la machine de l’utilisateur à son insu. Le code malicieux va alors rechercher une vulnérabilité sur l’ordinateur de la victime. Une fois la vulnérabilité identifiée, il va établir une connexion vers le centre de commande du cybercriminel pour télécharger le code malicieux permettant de l’exploiter. Dans le cas d’une attaque ransomware, s’il réussit à exploiter la vulnérabilité, alors il va télécharger la clé de chiffrement pour crypter les données et afficher par la suite le message exigeant une rançon.
  • Par l’ingénierie sociale – le cybercriminel peut usurper le soutien informatique de l’entreprise et demander à un usager de se connecter à distance pour faire une mise à jour. En réalité, le malfaiteur pourrait, au moment de l’intervention à distance soit désactiver l’antivirus ou même dissimuler et exécuté un code malveillant.
  • Par attaque RDP (Remote Desktop Protocol) C’est une forme d’attaque ransomware qui gagne en popularité. RDP est une fonctionnalité Windows utilisée couramment en entreprise pour se connecter à distance sur les postes de travail. Le problème réside dans le fait que les administrateurs informatiques ouvrent parfois les ports RDP des serveurs ou postes de travail directement sur Internet. Ainsi, si les cybercriminels découvrent le système et le port RDP lors d’un balayage, alors ils vont utiliser les techniques de brute force pour trouver le mot de passe de l’équipement informatique. En général, ils réussissent avec les machines ayant des mots de passe faibles. Ils utilisent ensuite ces machines comme point d’appui pour détecter les identifiants de l’administrateur du domaine avec les outils comme mimikatz puis ils lancent le chiffrement des données. Quelques exemples de ransomware utilisant cette méthode sont : BitPaymer, SamSam, Ryuk, Dharma et GandCrab. L’une des particularités de BitPaymer et Ryuk est qu’ils prennent le temps de s’assurer que toutes les sauvegardes sont détruites avant de lancer l’attaque.

Quels sont les impacts potentiels des attaques ?

Une attaque de type ransomware peut causer une perte totale de données sensibles et confidentielles d’une organisation. Cela résulte à un dysfonctionnement des opérations, perte de disponibilité des systèmes informatiques, perte de temps de la part des employés. Il y aura également des pertes financières importantes, une dégradation de l’image de marque et de confiance vis-à-vis des clients et des partenaires. Il peut également y avoir du vol d’identité et des poursuites potentielles dans l’éventualité où de l’information serait divulguée publiquement par les pirates. L’histoire des ransomwares démontre à quel point les compagnies sont vulnérables face à ces cyberattaques.

Peut-on se protéger contre cette attaque ?

S’il est vrai qu’on ne peut aucunement être immunisé à 100 % contre le ransomware, force est de constater qu’il existe plusieurs méthodes de contrôle de sécurité permettant de mitiger les risques et minimiser les impacts.

Nous pouvons, entre autres, citer les antivirus modernes, les pare-feu nouvelle génération, les technologies de sauvegarde de données, les mises à jour régulières des systèmes d’exploitation et applications tierces. Par ailleurs, les bonnes pratiques en matière de sécurité de l’information constituent le vecteur principal pour se protéger contre une cyberattaque en général et contre le ransomware en particulier.

Nous pouvons prendre en exemple le principe de moindre privilège. Il est très important de limiter les droits d’accès des usagers aux systèmes informatiques et aux données. Il est impératif d’éviter d’accorder des droits administrateurs à un usager pour ses opérations courantes. En effet, lorsqu’un ordinateur est infecté par un code malicieux, celui-ci utilise les données d’identification de l’utilisateur piraté. Si le compte de l’usager ne possède pas de hauts privilèges alors l’exécution du code est limitée et les conséquences moins graves. C’est pourquoi même les administrateurs de systèmes informatiques devraient utiliser un compte utilisateur standard pour leurs opérations courantes et utiliser les comptes administrateurs uniquement pour les tâches qui requièrent de hauts privilèges. De plus, les comptes administrateurs devraient être supervisés et audités régulièrement afin de détecter toute activité suspicieuse.

Par ailleurs, la sauvegarde de données est d’une importance capitale pour la protection contre les attaques ransomware. En effet, si vous êtes victime d’une attaque et que les données de production ont été chiffrées par le cybercriminel, alors l’une des alternatives est de restaurer les données sauvegardées et nettoyer l’ensemble du système. Cependant, il faut s’assurer d’adopter une bonne stratégie de sauvegarde sinon celle-ci ne donnera pas les résultats escomptés. L’une des stratégies de sauvegarde très recommandée est la règle du 3-2-1. Selon cette règle, 3 copies des données doivent être enregistrées sur 2 supports différents et 1 copie doit se trouver hors site. Il faut également prendre soin de mettre en place des mécanismes qui feront en sorte que le rançongiciel ne sera pas en mesure de chiffrer les sauvegardes au même moment que toutes les autres données.

Outre les outils technologiques, il faut également considérer la mise en place de programmes récurrents de gestion de vulnérabilités, de test d’intrusions, de campagne d’hameçonnages comme recommandé dans les cadres de références en Cybersécurité tels que le NIST. Il est aussi fortement recommandé d’évaluer la maturité des contrôles de sécurité afin de s’assurer de leur efficacité de protection. En d’autres termes, il faut aussi surveiller les contrôles de sécurité. Tous ces processus ont pour but de réduire la surface d’attaque des systèmes et améliorer le niveau de risque de vos environnements.

Au-delà des techniques susmentionnées, il est primordial de prendre en considération le capital humain, car c’est souvent le maillon faible de la sécurité des organisations. En effet, aucun contrôle technique ne peut empêcher un usager de cliquer sur un lien reçu par courriel qui pourrait le connecter à un centre de contrôle de commandement d’un cybercriminel. L’une des solutions, c’est la sensibilisation et la formation. Il faut sensibiliser les usagers sur les risques de sécurité au moyen d’ateliers, d’affiches, de babillards ou même des articles de blogues. Ils devraient également être sensibilisés contre l’ingénierie sociale qui est l’un des principaux vecteurs d’attaque aujourd’hui pour mener une cyberattaque. La compétition de l’ingénierie sociale organisée au Hackfest 2018 a permis de mettre en évidence la vulnérabilité de plusieurs compagnies canadiennes (même les plus grosses) face à ce vecteur d’attaque.

Par ailleurs, une bonne politique de sécurité devrait être élaborée, approuvée par les cadres de la compagnie et strictement appliquée par tout usager du système d’information de l’organisation. L’adhésion à la politique de sécurité corporative devrait être la condition sine qua non avant tout accès au système d’information par l’usager.

Que faire quand on est victime d’un ransomware malgré tout ?

Quatre options sont envisageables lorsqu’on est victime d’une attaque de type ransomware.

  1. Si vous aviez effectué des sauvegardes régulières, alors il faut restaurer les données. Attention, prendre note que cette méthode n’est pas nécessairement efficace à 100 %. En effet, les virus peuvent s’infiltrer dans la sauvegarde. Alors, si vous restaurez la sauvegarde, vous vous réinfectez alors et vous vous mettez dans une boucle infinie. Des spécialistes dans le domaine peuvent vous aider afin de faire les vérifications qui s’imposent au moment de la restauration.
  2. Si les sauvegardes n’ont pas été faites, alors vous pouvez regarder la possibilité de payer la rançon. Cependant, il faut prendre en considération que payer la rançon ne garantit aucunement la restauration de vos fichiers. De plus, il est fort probable que le cybercriminel récidive parce que vous devenez lucratif.
  3. Choisir de tout perdre et restaurer son système à son état initial afin de reprendre ses activités. Bien sûr, ce n’est pas du tout la solution à préconiser d’emblée. En revanche, cette situation s’est déjà produite chez certains clients qui nous ont contactés que trop tard.
  4. Recourir à son assurance cyberrisques. Les assurances en cyberrisques peuvent amener une aide financière pour remettre les systèmes dans leur état initial ou encore de payer la rançon. Il faut alors informer l’assureur le plus tôt possible dans le processus afin de prendre la bonne décision. L’assurance peut également couvrir d’autres éléments tels que les frais juridiques, les frais de gestion d’incident par une firme de spécialistes comme Cyberswat. Néanmoins, ce n’est pas parce que l’on a pris une assurance en cyberrisque que l’on n’a pas besoin de prévenir le pire ! C’est comme pour l’assurance feu et vol ; nous devrons tout de même mettre en place un système d’alarme et des gicleurs dans notre entreprise.

Toutes ces options démontrent à quel point il est important de miser sur la prévention plutôt que sur la correction.

Martin, que pourrais-tu nous dire en guise de conclusion ?

Sun Tzu dans L’Art de la Guerre disait : « Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous-même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous. Si vous ne connaissez pas vos ennemis, mais que vous vous connaissez vous-même, vous en perdrez une sur deux. Si vous ne connaissez ni votre ennemi ni vous-même, chacune sera un grand danger. »

Bien que cette citation fasse référence à des stratégies militaires, elle est aussi vraie et adaptée au monde de la cybersécurité contemporaine. Cela signifie qu’il est plus qu’indispensable de bien connaître ses adversaires (les cybercriminels) afin de gagner la bataille contre le cybercrime. Cela passe nécessairement par l’étude et la connaissance de leurs TTP (Techniques, Tactiques et Procédures).

Vous voulez bien connaître votre ennemi ? Chez Cyberswat, nous pouvons vous accompagner dans cette modélisation des menaces et la mise en place de stratégie de cyberdéfense.

À quoi servent les assurances en cyber-risques et comment cela fonctionne

assurance en cyber-risques

Êtes-vous dépendant de la technologie dans votre travail de tous les jours? Comme la plupart des chefs d’entreprise et entrepreneurs, j’imagine bien que oui. On ne s’en rend pas forcément toujours compte, mais simplement avec les courriels, les médias sociaux ou encore les documents sur un serveur en ligne, les entreprises ont toutes besoin de la technologie pour avancer quotidiennement. Lorsqu’il est question de ventes en ligne et de sites Web transactionnels, c’est encore plus vrai!

Que se passe-t-il lorsque cette technologie est paralysée à cause d’un incident de sécurité? Comment s’en relever?

Heureusement, il existe depuis quelques années des assurances en cyber-risques.  Ces assurances viennent compléter une saine gestion des incidents.

L’année dernière, nous avons eu la chance de rencontrer Anne Martel, gestionnaire de risque, courtière en assurance et coprésidente de Martel&Martel, cabinet spécialisé auprès des PME. Nous lui avions demandé ce qu’elle pensait des protections en cyber-risques, et comment elle envisageait l’avenir de ce domaine.

Cette année, nous avons eu envie d’aller plus loin sur le sujet, et de comprendre un peu mieux à quoi sert une assurance en cybersécurité, quels types d’entreprises sont visées ou encore, quelles sont les protections disponibles.

Cette fois-ci, nous avons échangé avec Marie-Andrée Labrecque, courtière en assurance commerciale chez Martel&Martel.

Assurances en cyber-risques courtière Marie-Andree-Labrecque

Voici donc les réponses à nos questions.

Que pensez-vous des assurances en cyber-risques? Pourquoi est-ce important pour une entreprise de nos jours?

Les assurances en cyber-risques sont un phénomène très nouveau. La technologie a tellement avancé, les assurances sont devenues essentielles de nos jours. Ça rejoint tout le monde. Personne n’est à l’abri des cyberattaques, car par exemple, tout le monde possède une page de média social comme Facebook ou LinkedIn ou encore une boîte de courriels, et c’est une porte ouverte aux attaquants.

Par contre, c’est aussi un risque intangible. Les gens n’en voient pas encore l’importance. C’est difficile de leur faire comprendre le danger. Ce n’est pas comme un dégât d’eau ou un incendie et ça ne saute pas aux yeux.

Jusqu’à présent, quel type d’entreprise a dit oui à ce genre d’assurances?

Une grande variété d’entreprises ont souscrit à cette assurance dans les derniers mois. Nous avons eu, par exemple, un concessionnaire automobile ou encore un herboriste-horticulteur. Un magasin de chaussures pour enfants a aussi eu besoin d’une assurance, car ils refont leur site Web en y ajoutant le cybercommerce (e-commerce).

Qu’est-ce qui est couvert exactement par les assurances?

Par exemple, lorsque votre site Web est indisponible pendant 48h suite à une attaque et que vos ventes sont paralysées (dans le cas d’un cybercommerce), l’assurance couvre ce que vous avez perdu en revenus pendant ce laps de temps.

Lors d’une réclamation, un expert en sinistre va déterminer le revenu que vous faites généralement pendant 48h et valider votre demande de remboursement.

De plus, les assurances peuvent couvrir plusieurs autres cas de figure :

  • Certains frais si l’entreprise est touchée par un rançongiciel
  • Frais juridiques pour d’éventuelles poursuites après le piratage
  • Frais liés à l’utilisation d’une firme de communication pour gérer les médias suite à un piratage informatique
  • Frais liés à la mise en place d’un programme de protection contre le vol d’identité

Quelles sont les raisons que vous donnent généralement les clients pour refuser une assurance cybersécurité?

La plupart vont nous répondre qu’ils sont à l’abri de tout danger, car leur système informatique est bien géré à l’interne. Ils estiment que tout est maîtrisé, car ils font confiance à leur technicien en informatique par exemple.

Cependant, en général, ce technicien n’est pas spécialisé en cybersécurité. Il ne connaît pas toujours l’ampleur des risques. Il mettra souvent en place que le minimum des protections informatiques.

De plus, ce n’est pas parce que tout est bien géré à l’interne que les risques externes ne sont pas bien présents! Les attaques sont de plus en plus complexes et déroutent des entreprises qui pensaient être bien protégées.

Les entrepreneurs ne sont pas toujours conscients du risque réel, pensant trop souvent que ça ne peut qu’arriver aux autres ou que c’est marginal. La réalité est que ça survient souvent, et que ça peut arriver à tout le monde. Personne n’est à l’abri des cyberattaques.

Quelles sont les assurances en cyber-risques proposées actuellement sur le marché?

Pour l’instant, notamment deux assureurs offrent un produit en cybersécurité au Québec : Encon et Intact. Intact commence avec une protection de 25 000$, visant surtout les commerces de détail. Encon propose une assurance plus spécialisée, appelée Cyberpro, qui va de 250 000$ à 5 millions $ de protection. Cette assurance est bonne pour les compagnies spécialisées en technologie de l’information et qui gèrent des données pour des clients par exemple.  La protection Cyberpro est également offerte aux PME, par exemple, les concessionnaires automobiles, magasins de détail, etc.  C’est une police qui peut être offerte seule sans avoir la police de responsabilité civile générale ou autre.

D’autres assurances en proposent également :  Aviva, La Souveraine, Beazley, Travelers ou Northbirdge.

Un bon gestionnaire de risque et courtier en assurance fera une évaluation spécifique à votre réalité d’entreprise et vous permettra d’opter pour le produit d’assurance le plus adéquat pour vous. Par ailleurs, afin de sélectionner une protection adaptée à votre réalité, il est important de calculer la valeur réelle de vos actifs.

Point de vue d’une courtière en assurance sur la protection en cyberrisque!

Courtier en assurance

Avez-vous déjà pensé à offrir une assurance qui couvre les risques en matière de cybersécurité à vos clients? Ceux-ci sont de plus en plus dépendants des technologies, et les incidents de sécurité (vol de données, arrêt de services…) leur font de plus en plus de dommages. Ces incidents en cybersécurité peuvent avoir des répercussions financières très importantes et les laisser au dépourvu, notamment les PME qui possèdent peu de moyens.  

Bien qu’encore trop rare, l’assurance cyberrisque a commencé à être offerte par divers assureurs. Ce marché est en effervescence et ne fera que prendre de l’expansion. 

Afin de discuter de ce nouveau type de protection en assurance, nous avons eu la chance de rencontrer Anne Martel, courtière en assurance, gestionnaire de risques et coprésidente de Martel&Martel, une entreprise basée à Repentigny, et d’envergure provinciale.  

Martel&Martel, c’est l’association d’un frère et d’une sœur, Richard et Anne, de deux personnalités, mais surtout de deux expertises complémentaires. Le cabinet, guichet unique pour l’entreprise, est le seul au Québec à offrir aux entreprises des solutions alternatives à l’assurance traditionnelle et à réunir sous un même toit les volets, commercial et collectif.

Nous avons demandé à Anne Martel ce qu’elle pensait des assurances en cyberrisque. De plus, nous avons voulu savoir comment elle envisageait l’avenir de ce domaine.

Voici donc la vision d’une courtière en assurance en matière de prévention en sécurité informatique et de cyberassurance!  

Est-ce que vous croyez aux avantages de la prévention en cybersécurité pour diminuer les chances qu’un sinistre survienne?

Oui, tout à fait, la prévention est essentielle. Il y a plusieurs années, nous avons, nous-mêmes, été victimes d’un virus à l’interne, et ces désagréments ont été source de grave problème pour nous : perte de temps et pertes financières. Par la suite, nous avons tout de suite réagi et nous avons mis la prévention au cœur de notre approche pour protéger notre entreprise et nous sommes en mesure de suivre les hautes normes. À présent, nous sommes équipées comme personne dans l’industrie avec un partenaire qui a toutes les compétences nécessaires.

De plus, nous avons ajouté immédiatement la garantie d’assurance cyberrisque à tous nos clients, dès que l’offre a été disponible sur le marché et qu’il a donc été possible de l’offrir à notre clientèle.

Trouvez-vous qu’il y a un lien entre le domaine de l’assurance et celui de la cybersécurité?

Le meilleur exemple pour illustrer le parallèle entre les deux domaines est la question de la valeur assurable! Prendre en compte la valeur assurable permet aux entrepreneurs d’assurer la réelle valeur de leurs entreprises. Les clients paient pour leur juste prime et le jour où survient un sinistre, le remboursement reflètera la valeur réelle de leur commerce et il n’y aura pas de faille dans leur dossier. C’est une saine gestion des risques.

Dès 2005, nous nous sommes battus pour implanter cette façon de faire dans l’industrie, afin de minimiser les erreurs professionnelles dans l’industrie de l’assurance. Malheureusement encore aujourd’hui, certaines entreprises n’ont toujours pas ces outils importants de prévention avant-sinistre.

 C’est la même chose en cybersécurité. Il s’agit de bien comprendre la valeur de ce que tu risques de perdre lors d’un incident de sécurité. Pour ce faire, il faut faire une analyse de risques et protéger la valeur de tes données.

Quelle est votre vision par rapport à la cybersécurité?

La cybersécurité est une préoccupation pour Martel&Martel. En ce moment, la plupart des offres en assurance cyberrisque sont beaucoup trop basses. Les assurances ne proposent que des compensations d’environ 25 000$ au maximum. Cependant, les entreprises peuvent s’attendre à perdre beaucoup plus en cas d’incident grave. Il faut changer cette situation et protéger davantage les entreprises. J’ai un profond souci de faire évoluer les produits d’assurances!

Croyez-vous que les assurances en cyberrisque vont devenir de plus en plus populaires auprès des entreprises?

Sans aucun doute, les sinistres en sécurité informatique vont prendre de plus en plus de place dans l’avenir. L’intelligence artificielle, les nouvelles technologies vont apporter leur lot de problèmes.
Je pense que les assurances en cyberrisque vont devenir essentielles et pourraient devenir obligatoires.

Que pensez-vous du service d’intervention en cas d’incident de CyberSwat? Avez-vous l’impression que cela répondrait à un besoin auprès de vos clients?

Sans aucun doute. En tant que président d’une entreprise, directeur général ou à des postes de décision au sein d’une compagnie, nous serons tôt ou tard confrontés à ces situations. Lorsqu’un incident de ce genre survient, nous sommes seuls au monde. Une équipe toute spécialisée pour nous accompagner à faire face à ces inconvénients est un incontournable.
Cela permet de limiter les dégâts et d’aider à reprendre le service plus rapidement.

Si les gens veulent en savoir plus sur les protections et les produits en assurance cyberrisque, quelle démarche doivent-ils faire auprès de vous?

Pour l’instant, les gens peuvent nous téléphoner au 1 877 585-7070.

Vous êtes intéressé d’en savoir plus sur les assurances en cyberrisque? Saviez-vous que CyberSwat donne des formations destinées spécialement aux courtiers en assurance?

CyberSwat offre une formation en cybersécurité destinée aux courtiers en assurance

formation en cyberrisque

CyberSwat et Le regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ) s’associent pour vous offrir la formation « LA CYBERSÉCURITÉ DES ENTREPRISES ET L’ASSURANCE EN CYBERRISQUE » le 23 mars 2017. Cette formation est conçue spécialement pour les représentants en assurance de dommages.

Sous forme d’un webinaire de 3 heures, les participants apprendront d’abord les principaux enjeux de cybersécurité des entreprises d’aujourd’hui. Puis, ils verront comment la gestion du cyberrisque prend place dans les organisations en plus d’y voir comment l’assurance cyberrisque viendra compléter la gestion du risque. Ils seront finalement appelés à connaître ce qui est généralement couvert par l’assurance en cyberrisque et à quoi pourrait ressembler un processus d’adhésion et de réclamation. Il est possible de s’inscrire à la formation directement sur le site du RCCAQ.

Une offre en assurance cyberrisque encore trop rare qu’il faut démystifier

Le monde du cyberrisque est en pleine évolution. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une nouvelle affaire liée au cybercrime fasse les manchettes dans l’actualité. Ainsi, en 2014, il est estimé que les dommages dus au cybercrime auraient coûté 445 milliards US (montant tiré du Rapport Allianz : A Guide to Cyber Risk, Managing the Impact of Increasing Interconnectivity)!  Et ce chiffre devrait passer à 2000 milliards US d’ici 2019 selon les prévisions du rapport de Juniper Research. Cependant, les assureurs et les courtiers en assurance qui offrent une protection en cybersécurité sont encore peu nombreux. Afin de bien conseiller les clients, les courtiers en assurance peuvent se distinguer en acquérant des connaissances de base en cybersécurité et en cyberrisque des entreprises. Mieux comprendre les termes utilisés dans le domaine du cyber fait gagner du temps et donne de la crédibilité lorsque viendra le temps de compléter une demande de proposition avec un client. Ne manquez pas cette formation exclusive!

À propos du RCCAQ

Le Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ) est le syndicat professionnel défendant les intérêts socioéconomiques des courtiers en assurance de dommages québécois. Quelque 550 cabinets et succursales sont membres du regroupement, représentant ainsi plus de 4 500 courtiers à travers la province.

À propos du Groupe CyberSwat

Groupe CyberSwat, une entreprise innovante dans le domaine de la cybersécurité et de l’assurance en cyberrisque, a pour mission de contribuer à la pérennité des entreprises du Québec en protégeant les informations qui leur sont les plus critiques. Afin de minimiser les coûts, nous aidons les entreprises à trouver le juste équilibre dans la mise en œuvre des mesures de sécurité pour leur permettre d’améliorer leur posture en cybersécurité tout en leur permettant d’accroître leur performance et leur compétitivité. Groupe CyberSwat est sur le point de mettre sur le marché un outil qui permettra aux dirigeants de PME et les cabinets de courtiers en assurance de connaître leur exposition aux risques de cybersécurité, en plus de bénéficier d’un plan d’action concret pour s’améliorer. Par ailleurs, Groupe CyberSwat est le fondateur d’un réseau d’intervention provinciale prêt à agir rapidement en cas de piratage informatique, et ce, que l’entreprise soit couverte ou non par une police d’assurance en cyberrisque.  www.cyberswat.ca.

Pour plus d’information, contacter :

Jean-Philippe Racine, CISA, CISSP, CCSK

Président, Groupe CyberSwat

+1 (877) 777-6412

jpracine@cyberswat.ca

 

 

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